Bulletin n° 137 – Octobre 2018

Page 2          Quelques activités du Rucher. Appels à candidature.
Page 3          Sommaire.
Page 4          Le mot du Président.
Page 5          Rucher école après la tempête du 04 juillet.
Pages 6 et 7    Notre métier. Déclaration de détention et d’emplacement de ruches.
Pages 8 et 9    Fiche technique : méthode d’élevage de reines par Bernard Renvoizé.
Page 10         Fiche technique: le traitement de la cire.
Page 11         Travaux au rucher après la tempête.
Pages 12 et 13  Reportage de TF1.
Page 14         Pré-récolte démonstrative du 23/06/2018.
Page 15         Récolte au rucher école.
Pages 16 et 17  La ruche Warré ou la ruche populaire.
Pages 18 et 19  Initiation à l’extraction de miel.
Pages 20 et 21  Félibrée à Saint-Cyprien.
Page 22         La foire aux vins à Agonac.
Page 23         Festival de la Vallée à Annesse-et-Beaulieu.
Page 24         Fête du bois et de la forêt à Eglise-Neuve- d’Issac – Annonces – Nos Peines.
Page 25         Visite d’automne au rucher école.
Page 26         Journée conviviale de fin de saison apicole.
Page 27         Intervention à la plate-forme de distribution de Sarlat.
Page 28         Récolte au rucher municipal de Périgueux.
Page 29         Poésie : L’abeille.
Page 30         L’essaim fantôme de H. Marquès.
Page 31         Recette au miel : Petites quiches aux carottes, chèvre et miel.
Page 32         Comité d’entraide.
Pages 33 à 36   Ce que nous dit la science :
– Des probiotiques dans le ventre de l’abeille.
– Le stress toucherait aussi les abeilles selon une nouvelle étude.
– Des ruches connectées pour espionner les  abeilles.
Pages 37 à 39   Informations :
– L’insecticide gâche le miel.
– Dordogne : le président de la Région au chevet des abeilles menacées.
– Invasion des frelons asiatiques, danger seulement pour les abeilles ou danger public ?
Pages 40 à 42   PV du CA du 02 juin 2018.
Page 43         Flore mellifère : L’oranger du Mexique.

Bulletin n° 136 – Juillet 2018

Page 2  –  Quelques activités du Rucher.
Page 3 – Infos administratives.
Page 4 – Le mot du président.
Page 5 – Notre métier : Les travaux du trimestre.
Pages 6 et 7 – Fiche technique : Choisir un type de ruche.
Pages 8 et 9 – Le rucher école en images.
Pages 10 et 11 – Stage d’élevage de reines à Brive.
Pages 12 et 13 – Journée apicole à Thiviers.
Pages 14 et 15 – Stage d’élevage de reines à Thiviers.
Pages 16 et 17 – Initiation à l’apiculture.
Pages 18 et 19 – Recettes au miel.
Pages 20 à 26 – Informations apicoles.
Page 27 – Le comité d’entraide – Petites annonces – Nos peines.
Pages 28, 29, 30 et 31 – Ce que nous dit la science.
Pages 32 et 33 – Poésie.
Pages 34 et 35 – Manifestations en images.
Pages 36, 37 et 38 – PV du CA du 24 mars 2018.
Page 39 – La flore mellifère : le châtaignier.

Capture d’un essaim entre volets et fenêtre

   

Essaim entre volets et fenêtre

Chaque année, quelques propriétaires de résidence secondaire découvrent un essaim d’abeilles entre volets et fenêtre.

Ils nous appellent et nous demandent de déloger les nouvelles locataires. C’est une opération délicate qui nécessite du temps, de la patience et un savoir-faire. Si vous ne maîtrisez pas le mode opératoire, ne prenez pas le risque de détruire la colonie.

Vous nous avez demandé de vous décrire, dans le bulletin, comment opérer. Il y a sans doute différentes façons. Nous vous proposons la nôtre.

Nous allons donc vous relater l’enlèvement d’un essaim effectué cette année, en pleine miellée de tournesol.

Huit galettes

L’essaim est installé au rez-de-chaussée entre le volet et l’imposte. On ne peut l’atteindre qu en ouvrant le volet, et de l’extérieur.
L’opération va s’effectuer en plein soleil, l’après-midi, car le propriétaire déménage le surlendemain.L’ouverture du volet a arraché un morceau de galette mais le dommage est minime. L’essaim comprend huit galettes de cire fraîche. La cire et le miel ont la couleur du tournesol

Cadre filé

Cadre grillagé

Nous avons:

-préparé une ruchette de six cadres: deux cadres filés et cirés, deux cadres de nourriture et deux cadres prêts à recevoir le couvain; un filé et un grillagé.
-un pulvérisateur rempli d’eau.
-un seau contenant de l’eau pour se laver les mains gantées.
-des gants en caoutchouc.
-une spatule pour décoller les galettes de cire fixées à la partie supérieure de l’ouverture.
-allumé l’enfumoir, revêtu notre protection.

Les abeilles sont massées sur la partie droite.

Nous pulvérisons l’ensemble de façon à maintenir les abeilles sur les galettes, une à une de gauche à droite parce que la population est davantage massée à droite.

La première galette est remplie de miel non operculé. Les abeilles qui la recouvrent sont brossées au-dessus de la ruchette et la galette est placée dans un récipient fourni par le propriétaire des lieux.

Les mains gantées de caoutchouc sont lavées après l’enlèvement de chaque galette. Il faut éviter l’engluement des abeilles.

Même opération pour la 2ème galette.

La 3ème contient du couvain. On la décroche, on brosse les abeilles, on découpe la partie qui nous intéresse, c’est-à-dire le couvain. La cire et le miel rejoignent le récipient. Le couvain est placé dans le cadre préparé pour le recevoir.

Préparation du rayon

La 4ème galette contient du couvain. Même opération que la précédente. Le deuxième morceau de couvain rejoint alors le premier morceau sur le même cadre. Le couvain est emprisonné dans les ficelles dont les extrémités ont été fixées préalablement au cadre. Le cadre est placé dans la ruchette.

Les 5ème et 6éme galettes contiennent, elles aussi du couvain. Renouvellement de l’opération précédente. On récupère le maximum d’œufs, de larves et de couvain operculé. Les deux morceaux de couvain sont cette fois emprisonnés dans le cadre grillagé qui rejoint le précédent dans la ruchette.

Il est très important de replacer le couvain sur le cadre dans sa position d’origine.
Les deux dernières galettes contiennent du miel et du nectar. Elles sont pour le propriétaire.

Installation

Il fait très chaud, les butineuses poursuivent leur travail. Les abeilles se regroupent sur les dernières galettes. On décroche chaque galette, brosse les abeilles au-dessus de la ruchette.
On place le couvre-cadres. Il n y a plus de galettes. Les abeilles s’agglutinent dans l’angle de la fenêtre. Nous les faisons tomber dans un carton, délicatement, avec la brosse, puis nous les versons dans la ruchette.
Il faudra plusieurs interventions identiques pour limiter le nombre de récalcitrantes.Pour récupérer toute la population, nous avons sanglé la ruchette. Puis nous avons passé une tige métallique entre le toit de la ruchette et la sangle, les extrémités de la tige métallique reposant sur les battants des volets largement entrouverts.
La planche d’envol se trouvant en face de l’angle où les dernières abeilles se rassemblaient.
Nous avons laissé la ruchette en suspension jusqu’au lendemain soir. Un petit coup de pulvérisateur sur la planche d’envol, nous avons posé la grille d’entrée inversée.
Nous avons démonté notre installation et emporté la ruchette.

Galettes installées dans le cadre grillagé

Quelques jours plus tard, nous avons retiré le cadre grillagé que les abeilles avaient délaissé dès la naissance du couvain. L’opération était réussie. Ce qui n’est pas toujours le cas.

Après le prélèvement d’un tel essaim, il faut nourrir, vérifier au bout de quelques jours, s’il y a de la ponte, signe que la reine est bien là.
Sinon, surveiller la colonie et s’assurer qu’elle élève une nouvelle reine.

Cire et miel

Remarques:
1- Il s’agit là d’une situation donnée. Chaque installation d’essaim est différente. Il nous faut nous adapter et opérer en conséquence.
2- N enlever ce genre d’essaim qu’en période favorable, c’est-à-dire lorsque la colonie peut élever une reine de remplacement, d’Avril à Juillet-Août.
3- Prélever le maximum d’œufs, larves et couvain et le plus grand nombre d’abeilles.

Essaim sous charpente

Autres situations:

Essaim installé sous la charpente.

Essaim installé sous une ruche

Essaim installé sous une ruche.

Lien vers une vidéo qui illustre cette démarche :
https://www.youtube.com/watch?v=JLt0TSG5thA

Bulletin n°134 – Janvier 2018

Page 2 – Rucher école – On recommence en février.
Page 3 – Le mot de la présidente.
Page 4 – Assemblée générale extraordinaire du 4 mars 2018.
Pages 5 et 6 – Assemblée générale ordinaire du 4 mars 2018.
Pages 7 à 9 – PV de l’assemblée générale ordinaire du 19 mars 2017.
Pages 10 et 11 – Programme de formation 2018.
Page 12 – Notre métier.
Page 13 – Changement de cadres.
Page 14 – Comité d’entraide.
Page 15 – Législation.
Pages 16 à 24 – Informations.
Page 25 – Assurances ruches pour 2018.
Pages 26 et 27 – Communiqué de presse du SNA.
Page 28 – Petites annonces – Nos peines.
Page 29 – Le frelon asiatique.
Pages 30 et 31 – Conférence du Dr Grosmond pour APIDOR.
Page 32 – Apidor – Les semences mellifères.
Page 33 – Recette au miel.
Pages 34 et 35 – Poésie de Jean-Michel Borie.
Pages 36 à 38 – PV du CA du 30 septembre 2017.
Page 39 – La flore mellifère.

Bulletin n° 135 – Avril 2018

Page 2 – La vie du syndicat.
Page 3 – Éditorial.
Pages 4 à 8 – Assemblée Générale du 4 mars 2018.
Page 9 – Notre métier : les travaux du trimestre.
Pages 10 et 11 – Le rucher-école.
Pages 12 à 14 – Fiches techniques.
Page 15 – Formations complémentaires.
Pages 16 et 17 – Comité d’entraide.
Pages 18 à 23 – Informations.
Pages 24 et 25 – Ce que nous dit la science.
Pages 26 et 27 – Libres propos.
Pages 28 et 29 – Poésie.
Page 30 – Annonces – Avis d ‘enquête – Nos peines.
Pages 31 et 32 – Informations syndicales.
Page 33 – Recette au miel.
Pages 34 à 36 – PV du CA du 9 décembre 201 7.
Pages 37 et 38 – PV du CA extraordinaire du 13janvier 2018.
Pages 39 et 40 – PV du CA du 24 février 2018.
Page 41 – Composition du nouveau bureau.
Pages 42 et 43 – La flore mellifère : le pissenlit.

Recommandations du Muséum National d’Histoire Naturelle pour la lutte contre le frelon asiatique

Une lutte irraisonnée contre une espèce invasive peut conduire à favoriser son installation.
Cela a été trop souvent le cas.
Les espèces invasives ont en général une très forte capacité d’adaptation et de dispersion.

C’est le cas du frelon asiatique à pattes jaunes, Vespa Velutina. Les méthodes de lutte qui ont un impact sur le reste de l’environnement risquent donc de desservir nos espèces locales en faveur du frelon asiatique.
Dans l’attente de nouvelles découvertes et de meilleures méthodes de lutte, il vaut mieux suivre les recommandations suivantes:

– Eviter le piégeage des femelles fondatrices de frelon asiatique. En effet c’est la période de l’année où la lutte contre Vespa Velutina est la plus vaine. Cette espèce produit de très nombreuses femelles fondatrices (jusqu à plus de 300 pour un très gros nid), et le printemps est la période où la mortalité des fondatrices (de frelons comme de guêpes) est la plus élevée, en grande partie du fait de la compétition intervenant entre individus de la même espèce. Détruire certaines fondatrices à cette période ne fait que laisser la place à d’autres.

De plus, il n’y a actuellement aucun piège réellement sélectif vis-à-vis du frelon asiatique. Même un piège dit « sélectif » a un impact sur les insectes non ciblés, car si une sélection physique partielle a lieu pour certains insectes (trop gros pour pénétrer dans le piège ou assez petits pour s échapper par les petits trous latéraux), le séjour, même court, dans un piège peut avoir un impact (excès de chaleur, humidité, etc…) sur la survie ou la fécondité des insectes capturés. Pour qu un piège soit réellement efficace, il faut que son appât soit attractif pour le frelon asiatique, répulsif pour les autres insectes et durable dans le temps.

Des recherches dans ce sens par l’I.N.R.A. de Bordeaux et par au moins une entreprise privée (Veto-Pharma) sont en cours.

– En cas d’attaque de frelon asiatique sur un rucher et uniquement dans ce cas. Il faut poser des pièges à sélection physique (pour diminuer l’impact sur les autres espèces), avec comme appât du jus de vieille cire fermentée (appât qui a donné de bons résultats dans ces conditions), mais il ne faut poser les pièges uniquement qu au niveau du rucher. Ceci permet de diminuer la pression de prédation et d’affaiblir les colonies de frelons. Ces pièges doivent être en général posés à partir de Juillet et jusqu à la fin de la saison.

– La destruction des colonies reste la méthode la plus efficace pour diminuer les populations de frelons asiatiques. Celle-ci doit se faire le plus tôt possible et jusque fin Novembre. Le frelon asiatique étant diurne, les nids devront être détruits à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Ainsi la quasi-totalité de la colonie pourra être éliminée. La destruction des nids au cours de la journée fait augmenter considérablement les risques d accident.
Tous les individus volant hors du nid ne seront pas tués et pourront rapidement reconstruire un nid à proximité; ils resteront en outre très énervés plusieurs jours durant. Si la reine est encore vivante, la colonie pourra encore produire des mâles et des femelles sexués, mais si la reine est morte, la colonie ne produira plus que des sexués mâles; dans les deux cas, l’activité de prédation sera poursuivie. A ce jour, les meilleures techniques de destruction utilisent la perche télescopique pour l’injection d’insecticide.
Il faudra ensuite descendre le nid et le brûler pour que les insectes morts et l’insecticide ne soient pas consommés par les oiseaux. Si le nid est accessible, il est possible de le détruire sans insecticide, en bouchant le trou d’entrée avec du coton, puis en le mettant dans un sac avant de le détacher et de tuer la colonie par congélation.
Il faut toujours être équipé d’une combinaison de protection contre les frelons.

Il ne faut pratiquer la destruction au fusil qu’en dernier recours (pour les nids beaucoup trop hauts). Il est impossible avec cette méthode de détruire toute la colonie, dans ce cas il y aura toujours des individus qui survivront et le risque d’accident restera important.

Il est préférable de se limiter à ces méthodes de lutte tant que de nouvelles techniques plus efficaces n’auront pas été mises au point. Cela ne veut pas dire « rester inactif » mais « faire au mieux dans l’état actuel des connaissances ».

Quentin Rome et Claire Villemant du Muséum National d’Histoire Naturelle